31/03/2015

Sidaction 2015, la baisse des dons

sidaction-2015.jpgSidaction 2015 a permis de récolter 4 250 000 euros de promesses de dons, un chiffre en baisse par rapport à l'édition 2014 qui avait permis de réunir 5 millions d'euros. Cette baisse de l'ordre de 12% entre les deux éditions est liée au contexte général, l'association avait évoqué son inquiétude quant au faible montant des promesses de dons.

Les dons sont encore possible jusqu'au 17 avril. L'association précise aussi dans son communiqué qu'elle redistribue les fonds collectés à "parts égales entre la recherche et la prévention et l'aide aux malades" en France et à l'international.

Un nouveau produit de dépistage, l’autotest, réalisable à domicile, sera disponible pour une vingtaine d’euros en pharmacie à partir de juillet 2015. Avec un peu de salive ou de sang, il donne un diagnostic rapide et fiable sur la séropositivité. Mais attention : il ne révélera pas une infection transmise dans les trois mois précédant le test.

Le groupe S.M. International Inc. fait une donation de 100’000 $ à l’INRS

En 2013, le groupe S.M. International Inc., représenté par son dirigeant Bernard Poulin, a fait une donation de 100’000 dollars à l’université INRS. Ce don servira au financement de la recherche dans le domaine de la santé alimentaire. La même année, Bernard Poulin a aussi présidé la 20ème Fête Champêtre de la fondation universitaire. Le Gala réunissant plus de 500 décideurs de la communauté des affaires du Grand Montréal a permis de récolter 560’000 dollars.

alimentaire.jpgLors de son discours, Bernard Poulin a dit être fier d’encourager l’université INRS. Ce dernier a félicité les chercheurs pour leur travail et leur expertise, auxquels sa société a eu recours à plusieurs reprises. À travers un soutien financier de la recherche au sein de l’INRS, le groupe S.M. International Inc. souhaite aider le pays à consolider sa compétitivité économique et ainsi participer à la construction d’un avenir meilleur pour les Canadiens.

Quelques mots du président de la Fondation Armand Frappier

Michel Pecho, président de la Fondation Armand Frappier, a souligné l’importance du support des entreprises pour le financement des pôles de recherche. L’implication du groupe S.M International Inc. au sein de la fondation est un exemple de synergie entre la communauté scientifique et l’industrie. 

Le parcours de Bernard Poulin

Bernard Poulin a fondé le groupe S.M. International Inc. en 1972 alors qu’il était encore étudiant en ingénierie à l’université de Sherbrooke. A l’époque, l’entreprise portait le nom de Labo S.M. Ses activités philanthropiques via le groupe sont aujourd’hui nombreuses avec, notamment, une collecte de 3 millions de dollars entre 2007 et 2009 pour l’orchestre symphonique de Longueil. 

Le Groupe S.M. International Inc. met un point d’honneur à soutenir les différentes cellules de recherche et de développement du Canada, en espérant améliorer la qualité de vie de ses concitoyens. 

 

09/09/2014

Exposition sur Henry Dunant: l’ambivalence de la neutralité

Henry Dunant

L’exposition sur Henry Dunant qui s’est tenue jusqu’au 1er avril 2015 à la Bibliothèque Cantonale Genevoise, nous a offert l’occasion de nous interroger sur une thématique malheureusement encore d’actualité. Qu’en est-il du désir d’Henry Dunant d’ « humaniser » la guerre ?

A travers la vie d’Henry Dunant et le parcours du Dr. Hugo Oltramare, nous voulons réfléchir à la manière dont, à deux époques différentes, la Croix Rouge a dû parvenir à faire de l’équilibrisme entre action humanitaire et souci de maintenir une neutralité nécessaire pour secourir des victimes indépendamment de toute frontière.

L’image de la Croix-Rouge a parfois été ternie par des critiques émanant de tout bord. La neutralité qui est dans les principes mêmes du CICR suscite souvent des jugements de la part des médias et même des bénévoles présents sur le terrain qui se retrouvent face à la mission délicate de panser des plaies, mais d’être impuissants à les éviter. 

Lors de l’exposition, nous avons eu l’occasion de voir une lettre adressée par Henry Dunant à ses troupes « où il pose les principes de la future Croix-Rouge car il leur demande de ne pas tirer sur les blessés » (Source: Tribune de Genève). Par ailleurs, nous avons appris que son amitié avec Napoléon III a été déterminante dans la naissance de la Croix-Rouge. On aurait pu lui reprocher ses liens avec cette figure, mais sans cela l’action de la Croix-Rouge n’aurait pas été possible.

De même alors qu’on reproche à la Croix-Rouge de ne pas avoir réussi à rentrer dans les camps de concentration et à rendre compte de ce qui s’y passait. La figure de Hugo Oltramare étudiée par Serge Nessi a accompli un travail remarquable pour aider les enfants durant la seconde guerre mondiale.

Après avoir découvert les correspondances du Dr Hugo Oltramare, Serge Nessi, un juriste et ancien cadre de la Croix-Rouge,  s’est intéressé à une partie de l’histoire de la Croix-Rouge suisse qui concentrait ses efforts sur l’aide aux enfants. Il a mis en lumière le rôle du Dr Oltramare dans la création et la gestion de cette aide. Son ouvrage intitulé La Croix-Rouge Suisse au secours des enfants 1942-1945 contribue à transformer l’image qu’on peut se faire d’une Suisse scandant « la barque est pleine » face à la détresse des réfugiés juifs. Le travail de la Croix-Rouge permet de contester ce stéréotype.

En effet, la Suisse aura accueilli quelques 180'000 enfants entre 1940 et 1949. Pour nombre de parents français, ce petit pays était devenu symbole d’espoir et représentait un salut inespéré pour leurs enfants meurtris par les atrocités de la guerre. L’analyse approfondie du rôle de la Suisse pendant la seconde guerre mondiale montre que l’histoire de la philanthropie Suisse est différente de ce qu’on s’imagine. Les Suisses se sont montrés perspicaces et pragmatiques et sous l’impulsion de personnalités telles que le Dr Oltramare, ont tenté tant bien que mal de venir en aide aux nécessiteux.

Avant d’être renommée en 1942, la cellule d’aide aux enfants s’appelait le « Cartel suisse de secours aux enfants victimes de la guerre » et était active notamment en Espagne lors de la guerre civile.

Personne n’oubliera les nombreux scandales qui ont terni l’image de la Suisse, comme celui des lingots d’or juif et des banquiers peu scrupuleux. S’il faut faire appel à l’objectivité et saluer la bienveillance des organisations humanitaires et des familles d’accueil (par exemple durant la seconde guerre mondiale), il faut aussi accepter le fait que la nature humaine donnera malheureusement toujours lieu à des abus motivés par l’appât du gain. Toutefois, la générosité, l’implication et le dévouement de certains individus tels que les membres de la Croix-Rouge et tous les médecins qui se sont dévoués et se dévouent encore aujourd’hui pour le bien des plus démunis feraient la fierté d’Henry Dunant et d’Hugo Oltramare.